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Zoom sur le projet de l’Arbre hanché à Cleunay

Dernière mise à jour : 21 déc. 2021

En face du collège de Cleunay, une structure a émergé de dessous terre : c’est l’Arbre hanché ! Un projet à la fois utile et artistique mené par des collégiens et retenu lors de la 4e édition de la Fabrique citoyenne.


Un projet entièrement mené par des collégiens

Des idées au choix des artistes, cette œuvre d’art a été imaginée par un groupe de 7 ou 8 collégiens alors en classe de 4e qui se réunissaient un midi par semaine, accompagnés par leur professeur de français, Morwenna Gallet.

« En 4e, on étudie le thème de la ville en expliquant les moyens qu’ont les citoyens pour agir sur leur environnement » raconte-t-elle. « J’ai proposé aux élèves d’imaginer sur leurs temps du midi un projet qu’on pourrait présenter à la Fabrique citoyenne de la Ville de Rennes. » Car derrière ce projet, il y a surtout une démarche pédagogique en plus d’être artistique : « L’idée était de montrer aux élèves qu’ils pouvaient être acteurs de la ville. »


Allier l’utile à l’œuvre d’art

Dès le départ, ce groupe de volontaires souhaitait une belle sculpture, colorée, végétalisée en face de leur collège. Une œuvre d’art oui, mais fonctionnelle aussi. En plus de protéger de la pluie, les volontaires voulaient aussi éviter les pannes de batterie. Une idée qui a fait l’unanimité au sein du groupe. « On a tous connu la galère de la panne de batterie le matin avant d’aller en cours » raconte Romane Barré-Gondé, membre du projet. Deux pieds de l’Arbre proposent ainsi des prises USB pour pouvoir recharger les téléphones des collégiens et ce, grâce aux cinq panneaux solaires installés sur le toit.


Une mobilisation massive des collégiens

Inscrit au budget participatif de la ville de Rennes pour un coût de 130 000 euros, le projet a été élu avec 466 voix grâce à une mobilisation massive des collégiens. « On voyait les profs emmener leurs classes voter pour notre projet à la Fabrique » raconte Romane, élève membre du groupe de volontaires.

Commencer par réfléchir à ce qui manque, quels sont les besoins, s’assurer de déboucher sur quelque chose de concret. Il a fallu ensuite choisir les artistes qui sont venus sur place à deux reprises et se mettre d’accord avec eux sur la construction de l’œuvre.

Ce sont Stéphane Calais et Marie-Anne Hervoche qui ont su convaincre le groupe pour mettre en avant les idées de végétalisé, de coloré, d’utile, d’un abri, d’un lieu convivial, bien situé, qui prendra finalement la forme d’une tente.

Retardée par le Covid, la réalisation a pris trois semaines de travaux en juin. L’occasion pour le groupe de volontaires de se retrouver devant la sculpture après deux ans d’un long chemin. « C’est une immense joie et aussi fierté d’avoir contribué à ce projet qui est utile et plaît à tout le monde » témoigne Romane.

Dernière étape de cette sculpture désignée coup de cœur du conseil de quartier ? « Végétaliser l’ensemble et arriver à ce que jeunes et voisins plus âgés viennent s’y poser. »

Hermeline Saulnier et Loïc Richard



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